Cette enquête, réalisée du 9 au 22 avril 2026 et à laquelle 1 209 adhérents ont répondu sur l’ensemble du territoire, dont 48 % de restaurateurs et 35 % d'hôteliers et pour le reste se répartissant entre d’autres professionnels du secteur (traiteurs, discothèques, établissements de loisirs).
Ces résultats traduisent une dégradation déjà installée, affectant directement la performance économique des établissements CHRDT sur tout le territoire.
Les professionnels répondants déclarent subir une hausse généralisée des coûts :
Parallèlement, 22 % signalent un impact du coût des carburants sur la consommation des clients. Le secteur fait face à un double effet négatif : augmentation des charges d’exploitation, affaiblissement de la demande.
Cette tendance traduit un attentisme marqué des clientèles, en lien avec les incertitudes géopolitiques et économiques
Les professionnels répondants observent :
En complément : Un recul des clientèles internationales (européennes et extra-européennes), Une baisse du niveau de dépense, Un raccourcissement des séjours.
Le week-end de Pâques confirme la tendance avec plus de 60 % des établissements ont enregistré une baisse d’activité, dont 19 % une forte baisse.
Dans le détail :
La baisse est transversale à l’ensemble des segments.
De nombreux établissements déclarent des reculs d’activités compris entre -5 % et -20 %, voire davantage pour certains.
Trois facteurs principaux expliquent la situation pour les répondants :
Le secteur touristique fait face à une situation de tension marquée, caractérisée par : une hausse rapide des coûts d’exploitation, une baisse généralisée de la fréquentation, un attentisme accru des clientèles, une visibilité très dégradée à l’approche de la saison estivale 2026.
Ces éléments font peser un risque sérieux sur la saison estivale dont l’évolution dépendra étroitement : de la situation géopolitique internationale, et du niveau de pouvoir d’achat des ménages.