Nice s’affirme du 9 au 13 juin 2025 comme la capitale mondiale de l’océan, accueillant la troisième Conférence des Nations unies sur l’Océan (UNOC‑3). Coorganisée par la France et le Costa Rica, cet événement rassemble 193 États, institutions, scientifiques, acteurs privés et sociétaux… avec un seul objectif : mettre les bouchées doubles pour préserver l’océan et ses ressources »
I. Pourquoi Nice ? Pourquoi maintenant ?
Une urgence plus que bleue
L’océan ne va pas bien, et ce n’est pas une métaphore. En 2024, la Méditerranée a enregistré une température record de 28,9 °C, un vrai choc thermique pour les écosystèmes. La biodiversité marine s’effondre, la pollution plastique ne recule pas, et certaines zones côtières sont déjà menacées par la montée des eaux. L’heure n’est plus à l’alerte, mais à l’action.
2 Nice, ville engagée en première ligne
Nice n’a pas été choisie par hasard. Ville littorale, exposée au changement climatique, elle est aussi un symbole de résilience et d’innovation. Pour accueillir l’événement, un centre de conférence temporaire – le Nicea – a été construit sur le port. La métropole a aussi lancé l’Année de la Mer 2025, avec un programme culturel, éducatif et participatif ambitieux, impliquant citoyens, artistes, étudiants et institutions locales.
II. Un programme en 3 temps (et zéro blabla)
1 Un sommet mondial aux décisions concrètes
Le thème de la conférence annonce la couleur : « Accélérer l’action et mobiliser tous les acteurs ». Fini les grandes déclarations creuses. Les 193 États participants doivent avancer sur des sujets clés :
Le but ? Aboutir à un “Plan d’action de Nice”, clair, chiffré et suivi.
2 La science en éclaireuse
En amont de la conférence officielle, du 3 au 6 juin, se tient le One Ocean Science Congress, organisé notamment par le CNRS et l’IFREMER. Plus de 2 000 scientifiques venus du monde entier vont partager leurs données et leurs analyses. L’objectif est simple : donner aux décideurs une base scientifique solide pour éviter les décisions à l’aveugle.
3 Un programme off qui fait des vagues
Autour des plénières, plusieurs événements rythment la semaine :
III. Tous concernés, tous embarqués
1 Un sommet multi-acteurs, pour une gouvernance collective
L’océan n’est pas une affaire réservée aux États. À Nice, les ONG, les entreprises, les scientifiques, les jeunes, les peuples autochtones et les citoyens sont au cœur des discussions. Cette diversité est essentielle pour trouver des solutions réellement applicables, à toutes les échelles.
2 Un appel à l’engagement collectif
Au-delà des discours, l’UNOC‑3 veut provoquer un choc collectif. Tous les acteurs sont appelés à s’engager : par des actions, des financements, des innovations, ou des projets concrets. Nice devient le théâtre d’une mobilisation globale. Plus qu’une conférence, c’est un tournant.
Conclusion : Cap sur l’action
UNOC‑3 ne peut pas être un sommet de plus. C’est un ultimatum lancé à l’humanité : l’océan ne peut plus attendre. Avec son mix de diplomatie, de science, de culture et de participation citoyenne, Nice propose un modèle : agir ensemble, vite et fort. Et cette fois, c’est pour de vrai.