La Chronique de la Semaine n°1 - La Socca

Aujourd’hui je vous présente le premier épisode de la Chronique de la Semaine !
C’est un nouveau concept pour l’UMIH NCA : chaque semaine je vous proposerai un article en rapport avec Nice et les Alpes Maritimes en partenariat avec nos adhérents, la mairie et nos partenaires.

Vous aurez droit à des interviews, des bons plans, je vous ferai découvrir des bonnes adresses et je vous dévoilerai des secrets de la cuisine niçoise… Bref, chaque semaine vous aurez droit à une chronique présentée par mes soins et vous apprendrez forcément quelque chose de nouveau !
 
L’Histoire de la Socca
 
Je souhaite commencer par vous présenter la socca car c’est l’un des plats les plus emblématiques et les plus anciens de Nice. Son histoire tout comme son nom a plusieurs origines, plusieurs versions… C’est finalement un plat qui cache beaucoup de mystères !
Mais avant de parler de la socca il faut parler de son ingrédient principal : le pois-chiche.
Le pois-chiche pousse dans une cosse comme le petit-pois. C’est une plante très vieille puisque les premiers restes ont été datés aux alentours des -7000 ans avant notre ère… Ces restes ont été découverts en Turquie et c’est là que commence vraiment l’histoire de la socca. Quand l’Empire Byzantin (l’actuelle Turquie) a envahi la Sicile, il a apporté avec lui sa culture du pois-chiche.
La consommation du pois-chiche et de sa farine s’est étendue sur toute l’Italie.
C’est une plante qui nécessite peu d’eau pour être cultivée, donc tout le pourtour méditerranéen est parfait pour son développement.
Une autre origine de l’arrivée du pois-chiche en Italie veut que ce soit les Sarrasins qui au fil de leurs conquêtes auraient semé cette fameuse plante et l'auraient développée en friture…

Peu importe les origines, ce qui est important c’est que le pois-chiche s’est implanté en Italie. Durant le moyen-âge, les fritures de pois-chiche ont eu un énorme succès et se sont développées dans toute l’Italie en commençant par la pointe de la botte. Ce plat prit peu à peu la forme d’une large galette que l’on connait aujourd’hui sous le nom de socca.
À Nice, ce serait les émigrés italiens qui, au XIXè siècle auraient apporté ce plat. Devenu très populaire auprès des pêcheurs et des paysans grâce à son faible coût de fabrication, la socca aurait commencé à s’ancrer dans la culture niçoise.

Origine du nom

Au moyen-âge elle était nommée de différentes manières. «Fainè genovese» ou «fainà» en Sardaigne, le nom «farinata» semblait faire l’unanimité en Italie et est d’ailleurs la dénomination encore utilisée.
Aujourd’hui les origines du nom ne sont pas claires. Ce serait par rapport à la ville de Zocca en Italie mais ça parait trop simple. Je vais vous en présenter une autre plus intéressante…
Au XIXème siècle, lorsque les chasseurs alpins descendaient à Nice pour manger la socca, ils étaient accueillis par les commerçants qui portaient le plat de la socca directement sur leur tête munie d’un épais tissu. Cela leur faisait comme un chapeau, semblable à celui du chasseur alpin qui s’appelait alors… La soque (ou sauque) !
À vous de choisir l’origine que vous préférez.

Socca d’Or
 
Pour mettre en pratique mes recherches, je me suis rendu chez notre adhérent La Socca d’Or.
Frédéric Parola m’a accueilli pour me raconter son histoire et celle de son établissement.
Lorsqu'il était jeune Frédéric connaissait le propriétaire d’un restaurant, La Cave Fortunée qui était à l’époque à Libération. Il allait souvent manger de la socca là-bas.
En 1989, La Cave Fortunée migra à l’emplacement actuel de la Socca d’Or. Des années plus tard, en 2002, le propriétaire a voulu vendre et Frédéric qui était alors pâtissier racheta le restaurant !
Il l'a alors développé jusqu'à ce que cela devienne l'établissement que l'on connait aujourd'hui.

Pour l’anecdote, c’est par hasard que monsieur Parola a su que son grand-père faisait de la socca à Nice en 1934 ! Il a donc sans le savoir fait perdurer un savoir-faire familial.

La particularité de la Socca d’Or c’est que le four à bois a été créé par le chef lui-même ! C'est un four qui monte jusqu'à 500°C !
Grâce à ce four la socca est croustillante à souhait et fondante à coeur… 

Chez Frédéric vous ne trouverez pas seulement de la socca mais aussi d’autres plats niçois. Assiettes de farcis niçois, soupe au pistou, Pan Panis (burger revisité à la niçoise), Croque Socc (encore une revisite d’un classique à la niçoise !)… Il y a de quoi se régaler.
Vous finirez bien votre repas sur un dessert ? Grâce à sa grande expérience en pâtisserie, le chef vous proposera des desserts très bon et savoureux.

Conclusion

J’aurai pu parler de la socca toulonnaise : la cade, ou encore de la socca chips créée en 2014 par le chef Luc Salsedo, les déclinaisons sont nombreuses (et délicieuses).
La socca est un plat chargé d'histoire qui a diverses origines et même quelques légendes. Qu'on la mange avec ou sans poivre, elle est devenue un classique de la cuisine nissarde.

Je vous remercie d’avoir lu la première Chronique de la Semaine et je vous donne rendez-vous lundi prochain pour vous faire découvrir d’autres adresses et secrets sur la cuisine niçoise !

À très bientot,
Léo
 
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